echographies

Echographies

J’aborde cette série comme un botaniste construit un herbier, au hasard des promenades et des rencontres avec villes et paysages. Assemblées dans leur cahier, ces cueillettes pittoresques jouent à un jeu d’écho où deux images se répondent pour créer une troisième impression visuelle.

Ce double jeu photographique explique le titre “échographies”, mais ce titre fait également référence aux choses qui ne sont révélées qu’à travers un appareil électronique, montrant une réalité qu’on ne voit pas à l’œil nu. Ces petites choses insignifiantes, ces détails ordinaires, cette banalité fascinante, n’existent que parce qu’elles ont été fixées par la photographie. 

La quasi totalité de ces photographies sont réalisées à l’iPhone, pour moi une petite machine à fabriquer des images poétiques, plutôt du genre maniériste ou baroque.

Cette série a été exposée à Mobile Photo Paris en novembre 2012, et à Little Big Galerie en janvier 2013. Elle est progressivement enrichie de nouveaux échos, de nouveaux couples se forment, d’autres se défont.

English

My approach to this series is of a botanist building his herbarium, wandering through landscapes and cities. Assembled in their scrapbook, these picturesque gatherings play a game of echo in which two images respond to form a third visual impression.

This photographic double play explains the title “echographs”, but this title also refers to things that are revealed by an electronic device, showing a reality that the naked eyes do not perceive. These unimportant small things, these ordinary details, this fascinating banality only exist because they have been fixed by photography.

Most of these pictures have been taken with an iPhone, for me a little machine to create poetic imagery, inspired by mannerism or baroque.

This series has been exhibited at Mobile Photo Paris in November 2012, and at Little Big Gallery in january 2013. It is progressively enriched by new echoes, new couples form, others fall apart.

Note technique

Les photos sont produites avec l’app Hipstamatic sur iPhone, elles sont ensuite juxtaposées dans Photoshop, avec parfois un rognage ou élargissement de la bordure pour des contraintes d’encadrement et de cohérence. Les tirages d’exposition sont réalisés sur papier baryte, contrecollé sur Dibond et encadrés en caisse américaine noire.